TOP 10 des actrices argentines à découvrir

Comment s’y retrouver dans le paysage cinématographique argentin ? MABA vous propose sa liste de 10 actrices immanquables accompagnées de leurs meilleurs films. Qui sont les plus en vue, les figures internationales, les pionnières ? Découvrez-les dans notre top !

 

Cecilia Roth, l’actrice Almodóvar

La plus ibérique des actrices argentines participe à sept films du célèbre réalisateur Pedro Almodóvar dont Le Labyrinthe des Passions (1982), Les Amants Passagers (2013), et Tout sur ma mère (1999). Dans ce film, elle interprète une mère qui voyage dans son passé en quête du père de son fils. Ce rôle lui vaut le Goya de la Meilleure Actrice.

Cécilia Roth dans Martin (Hache)

Ses succès en Espagne ne l’empêchent pas de continuer ses collaborations en Argentine : on la retrouve devant la caméra de Adolfo Aristarain pour Un lugar en el mundo (1992) et Martín (Hache) (1997) – avec lequel elle obtient un second Goya –  puis aux côtés d’Oscar Martínez dans El nido vacío (2008), un film de Daniel Burman qui dépeint l’évolution d’un couple après que leurs enfants soient partis.

Ne manquez pas de voir : Tout sur ma mère de Pedro Almodóvar, 1999

 

Norma Aleandro, l’Argentine hollywoodienne

 Elle est la figure principale de L’histoire officielle (La historia oficial, 1985), pour lequel elle remporte le prix d’interprétation féminin à Cannes. C’est aussi le premier film argentin à remporter l’Oscar du meilleur film (suivra Dans ses yeux en 2009, autre film de notre liste à découvrir). On la retrouve également dans Le fils de la mariée de Juan José Campanella (El hijo de la novia, 2001) et l’étrange Valija de Benavídez (2017), un huis-clos psychologique qui mêle création artistique et psychanalyse.

Elle participe à plusieurs productions hollywoodiennes, dont la plus célèbre reste le biopic Gaby (sous-titrée A True Story en version originale, 1987), qui lui vaut une nouvelle fois la Palme de la meilleure actrice à Cannes pour son interprétation de la poétesse mexicaine. On la retrouve également dans Cousins (1989), One man’s war (1991), sur l’histoire réelle d’un médecin pendant la dictature paraguayenne, et The City of your final destination (2009), qui se déroule en Uruguay.

Ne manquez pas de voir : El hijo de la novia de Juan José Campanella, 2001, aux côtés de R. Darin

 

Dolores Fonzi, parmi les actrices engagées

Elle fait ses débuts dans la série télévisée Verano del ‘98, où l’on retrouve de nombreux acteurs de sa génération, qui propulse sa carrière.

Elle commence les longs métrages devant la caméra de Daniel Burman, dans un des films fondateurs du cinéma indépendant En attendant le Messie (Esperando al Mesías, 2000) ainsi que Vies brûlées (Plata quemada, 2000) de Marcelo Piñeyro, autre incontournable du genre.

Dolores Fonzi militant pour la légalisation de l’avortement en Argentine

Un de ses films phares est Paulina (La Patota, 2015), un drame social où une jeune avocate décide de retourner donner des formations dans un très pauvre village de la région de Misiones. On la retrouve souvent aux côtés de Ricardo Darín (lien article Darin) notamment dans El Aura (2005), Truman (2015), Nieve Negra (2017) et El Presidente (La cordillera, 2017).

Dernièrement, elle a formé le mouvement “Actrices Argentinas” en faveur de la légalisation de l’avortement, et on l’entend beaucoup s’exprimer à ce sujet.

Ne manquez pas de voir : Paulina de Santiago Mitre, 2015.

 

Mercedes Morán, sur les planches et à la télé

Figure du petit écran dans les années 1990 et 2000, elle collabore à la même période sur deux films de la réalisatrice féministe Lucrecia Martel : La ciénaga (2000) et La sainte fille (La niña santa, 2004).

Puis elle participe à des projets de Juan José Campanella, comme Luna de Avellana (2004), l’histoire d’un club social et sportif en difficulté financière dans les mains de Ricardo Darín, et la série El hombre de tu vida (2011) où elle incarne la créatrice d’une agence de rencontres et d’arnaques. Elle y donne la réplique à Guillermo Francella. En 2014, elle est Betibú (2014), une écrivaine d’histoires policières qui enquête sur un assassinat dans un quartier sécurisé.

Également dramaturge, elle dirige Cecilia Roth dans la pièce Amor, dolor y qué me pongo, une adaptation du texte d’Ilene Beckerman (2011). Elle présente en 2016 son monologue Ay amor divino!, une série d’anecdotes de sa vie personnelle, mis en scène par Claudio Tolcachir.

Ne manquez pas de voir : Betibú de Miguel Cohan, 2014.

 

Graciela Borges, mythe du cinéma

Sa carrière, débutée dans les années 60, a été maintes fois récompensée par les prix nationaux comme le Martín Fierro, les Konex (2001 et 2011),  le Cóndor de Plata, le prix du BAFICI 2017 (consulter notre article l’édition 2018!) pour l’ensemble de sa carrière ainsi que la distinction de Citoyenne Illustre de la ville de Buenos Aires. Elle reçoit également des récompenses internationales aux festivals de La Havanne, Bogotá, Saint Sébastien pour ses interprétations.

Elle débute au cinéma avec Una cita con la vida d’Hugo del Carril (1958) puis Fin de fête (Fin de fiesta, 1960) de Leopoldo Torre Nilsson dont elle fut la muse. On la retrouve également dans plusieurs films de Raúl de La Torre (Crónica de una señora, 1970, Pubis angelical,1982, Pobre mariposa, 1986) puis dans Las manos (2006) primé par le Goya du meilleur film étranger hispanophone. Elle fait partie du casting de La Quietud, le dernier film de Pablo Trapero (2018). Et non, Graciela Borges n’est pas la fille du célèbre auteur Jorge Luis Borges! Son père, l’aviateur Tomás Zabala aurait refusé qu’elle utilise son nom de famille à l’écran: l’écrivain lui proposa d’utiliser le sien.

Ne manquez pas de voir : La ciénaga de Lucrecia Martel, 2001

 

Nancy Duplaa, reine du petit écran

A l’instar de Dolores Fonzi, elle fait ses débuts à la fin des années 1990 dans la série Verano del ‘98. A la même période, elle apparaît dans Comodines (1997), un célèbre – mais démodé – policier avec Adrian Súar et Carlos Calvo. Elle tient un rôle principal dans El desvío (1998), aux côtés notamment de Federico D’Elia (Los Simuladores), tous deux membres d’un groupe de jeunes partis en week-end qui vont voir leur vie changer après un incident.

À droite Nancy Duplaa dans Graduados, 2012.

On la retrouve plus tard dans d’autres séries à succès comme Mujeres Asesinas (2006), Socias (2008) aux côtés de Mercedes Morán, Graduados (2012) avec Daniel Hendler et récemment 100 días para enamorarse (2018). Vous l’avez sûrement reconnue dans le rôle de la femme d’un Darín pyrotechnicien dans Les Nouveaux Sauvages (2014).

Ne manquez pas de voir : El desvío d’Horacio Maldonado, 1998

 

Valeria Bertuccelli, la comédie avant tout

Elle tient le rôle principal dans Un novio para mi mujer (2008), la très recommandable comédie de Juan Taratuto, où elle incarne une femme ronchonne et excessive – et terriblement drôle – pour qui rien ne va. C’est avec la même équipe qu’elle tourne dans Me casé con un boludo, sorti en 2016.

Très attachée aux rôles de comédie, que ce soit au théâtre, au cinéma ou en télévision, on la retrouve aussi dans XXY (2007), le drame de Lucía Puenzo adapté de la nouvelle Cynisme de Sergio Bizzio sur l’hermaphrodisme ; dans la comédie dramatique Luna de Avellaneda (2004) et le cinéma indépendant de Martín Retjman (Silvia Prieto, 1999).

Ne manquez pas de voir : Un novio para mi mujer de Juan Taratuto, 2008.

 

Martina Gusman, productrice de films indépendants

Elle crée en 2002 Matanza Cine, une boîte de production indépendante qui produit essentiellement les films de Pablo Trapero, son mari.

C’est avec lui qu’elle passe devant la caméra, d’abord dans Nacido y criado (2004), puis Leonera (2008), un film sur les prisons de jeunes mères. Son rôle poignant lui permet de remporter plusieurs prix nationaux comme actrice révélation. Elle continue sa carrière avec Carancho (2010), aux côtés de Ricardo Darín, Elefante Blanco (2012) et plus récemment Los que aman odian (2017), avec Guillermo Francella.

Enfin, elle donne la réplique à Juan Minujín dans la série El Marginal (2016), une plongée intense dans l’univers carcéral argentin, dont la seconde saison est prévue pour cet hiver.

Ne manquez pas de voir : El Marginal, d’Adrían Caetano et Luis Ortega, 2016.

 

Inés Efron, dans des rôles bouleversants

On la retrouve dans le rôle protagoniste de XXY (2007), de Lucía Puenzo, ainsi que dans El niño pez (2009) de la même réalisatrice, un drame amoureux entre deux jeunes filles sur fond de violences sexuelles, qui se déroule entre l’Argentine et le Paraguay.

Inés Efron dans XXY, 2007.

Elle fait également une apparition dans La femme sans tête de Lucrecia Martel (2008) et Medianeras de Gustavo Taretto (2011). Elle appartient au groupe de l’amusant Voley (2015), les aventures de cinq amis d’un week-end festif à Tigre.

Ne manquez pas de voir : El niño pez de Lucía Puenzo, 2009

 

Bérénice Bejo, la franco-argentine

Installée depuis ses trois ans en France, elle joue dès lors dans des films francophones dont The Artist (Michel Hazanavicius, 2011) et Le passé (Asghar Farhadi, 2013) lui valent des récompenses internationales. Elle est attendue dans sa première collaboration argentine cette année pour La Quietud de Pablo Trapero et aux côtés de Martina Gusman et Graciela Borges.

A propos de la relation avec son pays, elle déclare : “Je m’identifie avec l’Argentine car j’ai été élevée comme une Argentine, mais je suis Française. Ma façon d’être est très argentine : ma maison est toujours ouverte pour recevoir mes amis, il y a toujours du monde chez moi et je suis là pour qui en a besoin mais j’ai aussi une façon d’être très française.”

 

 

 

Crédits Photo : DR.

Mon Appartement à Buenos Aires, MABA pour les intimes, est une entreprise de location temporaire française. Installés à Buenos Aires depuis près d’une dizaine d’années, c’est avec grand plaisir que nous vous faisons partager notre expérience à Buenos Aires à travers notre blog: Mon Aventure à Buenos Aires. Entre bons plans, faits culturels et instants culture générale, nous espérons vous aider à écrire votre propre aventure à Buenos Aires !

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